| Cover art ·
JM Mathoul
48 Cameras,
qui a de tous temps disposé de ses propres studios, "s'équipe
en digital " & enregistre son troisième CD, "Me,
my Youth & a Bass Drum". Les enregistrements ont lieu à
Huy, Londres, Liège
& Paris. Figurent parmi les "invités"
: David J. Coulter & Jem Finer
(tous deux ex-Pogues), Brad Scott,
Vincent Segal & Eugène Savitzkaya.
A la faveur du digital, d'un nouveau changement de personnel & de la présence
de ces invités & amis, la musique de 48 Cameras
"s'éclaire" d'une instrumentation nouvelle incluant violon, violoncelle,
vielle, didgeridu, harpe, piano, contrebasse, percussions diverses, etc... "
(...) La grande richesse de la musique proposée apparaît ici grâce
à l'introduction de nombreux instruments à cordes & une multitude
de percussions. Et le groupe d'exploser, d'envelopper la musique mondiale, d'y
collecter des bruits, des rythmes, de fondre le tout & d'en faire la spécificité
d'un grand album inclassable. Mais tellement proche du choc & de l'émoi."
in Devor-Rock
1995 [Belgique] "
On aurait pu craindre que ce groupe ne s'enlise dans la répétition.
Le précédent album, Easter, November &
a Year, était en effet d'un équilibre parfait. La voix du
poète anglais Paul Buck se superposait
avec grâce & beauté à des instrumentations complexes où
guitares, percussions, loops & samples créaient de majestueux paysages
sonores. Si la base du travail demeure identique, Me, my
Youth & a Bass Drum s'offre le luxe d'un langage encore plus affiné
& d'une instrumentation nettement plus étoffée. Ainsi, dans
le prologue, un violoncelle se voit introduire au pays des guitares aériennes
; il apporte la chaleur. Le rythme se veut aussi plus diversifié. Des toiles
de fonds sonores faites de bruitages & de synthés discrets aux tempos
plus soutenus, Jean Marie Mathoul &
ses comparses ont sérieusement enrichi leur palette rythmique qui tire
désormais un peu plus vers l'impressionnisme nostalgique que l'expressionnisme
romantique. Pour le reste, 48 Cameras se présente
comme " un groupe différent qui revendique humblement ses errances
". Des errances qui, au détour d'un chemin, forcent la rencontre de
Trisomie 21 & d'Einztürzende Neubauten
ou initient une poignée de main entre W.S. Burroughs
& Aphex Twin ". in
Mofo
1996 (Belgique) "
(...) Le groupe est passé maître dans l'art de poser des ambiances
intimes & feutrées, sombres & pourtant terriblement lumineuses.
" Me, my Youth & a Bass Drum " est
le 3ème album du groupe & sans doute le plus serein & le plus mature,
avec pour la première fois, un certain humour (belge) & une petite
dose d'autodérision. " in Revue
& Corrigée 1996
[France] | |
"Comment
définir 48 Cameras ? Un quartet à
la géométrie variable ou un projet intemporel de l'absurde ? Une
narration musicale conçue comme un puzzle sonore & fabuleux. Intimisme
abscons ou minimalisme de sable qui s'égrène au gré des images
? Convenons simplement que le groupe raconte des histoires, celle du poète
anglais Paul Buck, collaborateur privilégié
de Marc Almond. L'originalité de ce projet,
fondé en 1992 par Jean Marie Mathoul
& Paul Buck, réside dans le fait
que ses membres ne se rencontrent jamais. De Londres,
Paul Buck fournit les textes sur une bande DAT
; Jean Marie Mathoul, le hutois, en tisse
un tapis rythmique via l'utilisation de synthés ; les autres musiciens
ajouteront à leur tour la basse, les guitares & les différents
instruments par envoi de cassettes... Système convivial où la correspondance
entre Londres, Huy,
Liège & Paris
provoque un premier climat, celui de l'éloignement discret & de l'intrigue
absolue. Et cette atmosphère envoûtante émane aussi des samples
répercutant des flashes d'autres mondes & parcourt l'échine
au gré de saynètes introspectives. Comme dans une galerie subtile
& dérisoire, les tableaux se succèdent, paisibles & sereins,
diffusant des images iconoclastes, troublantes, étrangères &
pourtant très proches, presque instinctives. Comme spontanées. A
la frontière des rythmes tribaux, les percussions dessinent l'espace &
martèlent un temps monotone & tellement expressif. Comme l'urgence.
Hypnotique aussi l'alchimie de cette voix immédiate du conteur, mêlée
aux claviers aériens & aux guitares évanescentes. Musique futile
comme l'instant qui s'enfuit, comme les secrets de l'enfance & ses châteaux
de sable emportés par la violence de l'écume. Me,
my Youth & a Bass Drum, c'est aussi une invitation au voyage en compagnie
d'invités prestigieux, tels David J. Coulter
& Jem Finer (des Pogues),
Brad Scott, Vincent Segal,
Eugène Savitzkaya, Sergio Taronna
" in Rif
Raf 1996 [Belgique] "
(...). Le tout fait songer à de mystérieux rituels ancestraux. Utilisant
bon nombre de percussions, de samples & de vielle, le groupe semble explorer
des continents inconnus. (...) Probablement l'un des secrets les mieux gardés
de Belgique." in
Rif Raf 1996
[Belgique] "
Troisième CD pour le collectif 48 Cameras.
Le plus réussi. (...) Eclair de génie prémonitoire sur Martin's
Little Book of Counted Sorrows ; le ton est donné. La voix narratrice
n'a rien perdu de son ton nostalgique. Red Man Ray
brillant d'une perversité psychédélique, voix nimbée
de douceur, véhicule une émotion intacte en stimulant constamment
l'imagination. Les mélodies intègrent avec un égal bonheur
les parties les plus expérimentales comme Some Answers
but Many More Questions. The Moon Woman Cuts the
Circles vous emplit les poumons par sa violence larvée; la voix
se fait plus autoritaire, presque incantatoire pour une rythmique & des guitares
oppressantes. Man's Search for Meaning, ballade acoustique,
mélopée à la gloire du temps que l'on croyait désespérément
perdu. La mélancolie tempère chacune des compositions & se révèle
tout simplement inclassable, invoquant instantanément des visions &
des rêves jamais aboutis. Empty Place of Dead Roads
illustre le souffle. Ce disque vous sauve un temps de la morosité ambiante
& vous ouvre pleinement à des sensations nouvelles. "
in Omega
1996 [France]
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